Willy Eisenschitz
Willy Eisenschitz est un peintre et dessinateur autrichien de l’École de Paris. Il naît en 1889 à Vienne. Encouragé par son père, il suit les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Vienne. En 1911, il part pour Paris où il fréquente l’Académie de la Grande Chaumière. Il se marie en 1913 avec Claire Bertrand, elle aussi peintre. Il demeure à Vienne entre 1914 et 1917, puis part pour Zurich. Le peintre revient à Paris en 1920 et puis part découvrir le Midi de la France. Il s'installe en 1927 avec sa famille dans la propriété des Minimes à La Valette-du-Var. Il peint alors beaucoup de paysages de la région et participe à la vie artistique. Eisenschitz devient membre de la Société nationale des beaux-arts. Il est naturalisé français en 1935. Il voyage beaucoup, notamment en Europe. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il vit clandestinement. En 1943, après avoir été inquiété par la police en raison de ses origines juives, il trouve refuge à Dieulefit, dans la Drôme, et y peint sous le pseudonyme Villiers. Il retourne aux Minimes en 1945. L'État commence à lui acheter des œuvres en 1950. De 1951 à 1959, il effectue plusieurs voyages à Ibiza, en Languedoc, au Soudan. Il en ramène nombreux croquis et esquisses. Il meurt à Paris en 1974.
Eisenschitz retient les leçons de Cézanne, de l’impressionnisme et du cubisme. C’est un peintre et dessinateur qui réalise notamment des paysages. À partir de 1931, des problèmes d'arthrite l’oblige à se consacrer à l'aquarelle. Il réalise également des illustrations pour les livres de Jean Giono et de Aldous Huxley.
Eisenschitz expose à Paris, dans les principaux Salons et dans plusieurs galeries. Il présente notamment des œuvres au Salon des Indépendants de 1922 et 1923, au Salon d'Automne (1922 et 1923, 1926, 1930, 1933, 1935 - 1938), au Salon de la société nationale des Beaux-Arts de 1923, au Salon des Tuileries de 1926, à l’exposition internationale de Paris de 1937. Il obtient également de nombreuses expositions personnelles en France, notamment à Paris et Marseille mais aussi à l’internationale à Santiago (Chili, en 1940), Bruxelles (1928), Londres (1934). Ses œuvres sont conservées entre autres à Paris (Galerie Nationale du Jeu de Paume), Londres (British Museum), en Autriche (musée du Belvédère de Vienne).