Jacques Chapiro
Jacques Chapiro est un peintre Leton de l’École de Paris. Il naît à Dinabourg en 1887. Il est le fils d’un sculpteur sur bois et commence donc de manière précoce son apprentissage artistique. Il étudie à partir de 1915 à l’école des Beaux-Arts de Kharkov puis à Kiev à partir de 1918. La guerre civile est pour lui l’occasion de réaliser des affiches révolutionnaires. En 1921, il part étudier à l’école des Beaux-Arts de Petrograd, et devient aide-décorateur de Meyerhold, un metteur en scène de théâtre constructiviste. Il est embauché ensuite par les metteurs en scène Stanislavski et Wachtangov. A la même période, il devient professeur et dirige deux écoles nationales de peintures murales. C’est en 1925, que l’artiste se rend à Paris et s’installe à la Ruche pour cinq ans. Pendant la seconde guerre mondiale, il se réfugie à Carpentras puis à Serres dans les Hautes-Alpes. Après la guerre, Chapiro part découvrir l’Italie puis revient à Paris. C’est alors qu’il débute la rédaction de récit de la vie quotidienne à la Ruche. Il se mobilisera en 1967 pour empêcher la destruction du lieu. Il meurt en 1972 à Paris.
Jacques Chapiro est peintre et décorateur. Il réalise beaucoup de compositions de natures mortes, paysages et portraits dans une veine expressionniste avec une touche vive. Pour ses décors de théâtre, il est plus proche du constructivisme. « Chapiro va toujours, maître non seulement de sa vision mais surtout de sa pensée, des adorables gouaches aux plus inquiétantes confrontations spirituelles. Une haute inquiétude anime toute cette œuvre, qui ne doit rien à personne ; qui tire ses prestiges du plus profond d’une âme, d’une race. Une haute solitude aussi, comme disait Léon-Paul Fargue. Les grands solitaires sont donnés pour que nous essayions de les approcher. Approchons-nous d’une œuvre qui n’a jamais dit son dernier mot. » André de Richaud.
Jacques Chapiro participe au Salon des Indépendants en 1926, au Salon des Tuileries en 1926 et au Salon d’Automne de 1926 et 1927. Il obtient sa première exposition personnelle en 1948 à la galerie Elysée à Paris, puis expose trois fois à la galerie Katia Granoff à Paris, et une fois à la galerie Kleinman à Paris. Aujourd’hui, ses œuvres sont conservées dans plusieurs musées, notamment à Chicago, Moscou, Paris (Jeu de Paume), Leeds et Genève.